Les conciles œcuméniques sont l'autorité de la Foi chrétienne

Publié le 26 Juin 2014

Les conciles œcuméniques sont l'autorité de la Foi chrétienne

On peut lire chez beaucoup se disant « chrétiens », dans un discours devenu une sorte de poncif, une remise en question de l’autorité des conciles visant, rien moins, qu’à relativiser les dogmes définissant la Foi de l’Eglise.

Ceci semble se répandre insidieusement de par un état d’esprit très menaçant, au prétexte d’un christianisme généreux libéré des contraintes.

De même que ne cesse de s’imposer, sous l’influence du discours pernicieux d’un courant ésotérique hétérodoxe de tendance dualiste et gnostique, qui nie ouvertement la gratuité de l’acte de création de Dieu en rejetant la sainteté du monde matériel créé avec une vision dépréciative de la chair, un violent rejet des dogmes de l’Eglise.

Cette attitude est inquiétante, elle peut conduire directement, ceux qui se laissent séduire par ces discours, vers un éloignement des critères de la Foi commune du christianisme. Et un éloignement de ces critères, n’est rien d’autre qu’une mise à distance d’avec l’enseignement du Christ, ce qui a pour conséquence de retrancher de l’Eglise.

Comme on le voit, le sujet est sérieux. C’est pourquoi, nous croyons utile, de publier des extraits d’un texte de l’Archevêque Basile Krivochéine, permettant de faire la lumière sur le sujet. Nous espérons que cela aidera à une meilleure compréhension de ce que représente la Foi de l’Eglise, et pourquoi on ne peut pas se dire chrétien, et rejeter l’autorité des conciles en ne respectant pas les dogmes définis avec l’assistance de l’Esprit-Saint.

L’autorité et l’infaillibilité des conciles œcuméniques

« Quelles sont les sources de l’autorité des conciles œcuméniques, le fondement de leur infaillibilité ?

La seule réponse orthodoxe possible à cette question si importante doit être : le Christ, l’Esprit Saint, l’Église. Le Christ, le « Verbe » de Dieu, nous révélant le Père (Mt 11, 27) et étant lui-même « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6) dont le Père a dit. « Celui-ci est mon Fils bien-aimé… écoutez-le » (Mt 17, 5), qui « enseign[e les foules] comme ayant autorité » (Mt 7, 29). Avant son ascension, il a promis aux apôtres de demeurer avec eux à jamais. « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20).

Le Christ, en tant que chef de l’Église qui est son corps, demeure toujours avec elle par son Esprit Saint qu’il a envoyé de son Père aux apôtres. C’est ce Saint Esprit qui enseigne toute la vérité à l’Église, car il est « l’Esprit de vérité » (Jn 14, 17).

« Mais quand il viendra, l’Esprit de vérité vous introduira comme un guide dans la vérité entière » (Jn 16, 13), dit le Seigneur, en promettant aux apôtres qu’ils seront conduits par l’Esprit Saint. L’Église, dont le chef est le Christ lui-même, et qui est le temple du Saint Esprit, ne peut se tromper.

C’est là une croyance fondamentale de l’Église orthodoxe. Et les conciles sont l’expression suprême et la plus pleine de l’Église une, sainte, catholique et apostolique, que le Christ a « aimée », « sanctifiée », « pour se préparer une Église resplendissante, sans tache ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée » (Ep 5, 25-27).

Le Christ a également béni et sanctifié la voie de la conciliarité (sobornost) en disant. « Car, là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20). Le Christ, ayant promis à Pierre que « sur cette pierre (1) je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle » (Mt 16, 18), lui donne le pouvoir de lier et de délier.

Il donne également ce même pouvoir à tous les apôtres dans leur ensemble, conciliairement, disant. « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur terre sera lié au ciel, et tout ce que vous délierez sur terre sera délié au ciel » (Mt 18, 18).

Sous un aspect négatif, ce pouvoir suprême de l’Église de lier et de délier est ainsi formulé par le Christ. « S’il [le frère] ne veut pas les écouter, dis-le à l’Église ; que s’il n’écoute pas l’Église non plus, traite-le comme un païen et un publicain » (Mt 18, 17).

Dans bien des passages du Nouveau Testament, les apôtres apparaissent comme étant investis de pouvoir par le Christ lui-même, et ces passages soulignent la nécessité de leur obéir, ainsi qu’à leurs successeurs. « Qui vous écoute m’écoute, qui vous méprise me méprise, et qui me méprise, méprise celui qui m’a envoyé » (Lc 10, 16). Les apôtres ont été revêtus de « force » lorsque l’"Esprit Saint" est descendu sur eux (Ac 1, 8). Ils ont également reçu du Seigneur le commandement d’être ses « témoins [...] jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

Après la Pentecôte, après que la plénitude du Saint Esprit fut sur eux et lorsque les besoins de l’Église l’exigèrent, ils ont convoqué à Jérusalem un concile (Ac 15), modèle de tous les conciles œcuméniques d’Église à venir. À ce concile, avec audace et de plein droit, les apôtres ont proclamé qu’"il a paru bon, à l’Esprit Saint et à nous" (Ac 15, 28) de décider, de trancher de la façon dont nous l’avons fait. En résumé, l’autorité et l’infaillibilité des conciles œcuméniques en tant qu’expression de l’autorité et de l’infaillibilité de l’Église dans sa plénitude ont leurs racines dans l’Écriture Sainte.

[…]

Sans aucun doute possible, les décisions dogmatiques et canoniques des conciles œcuméniques sont infaillibles, elles conservent leur immuable validité et autorité et ne peuvent être abrogées ni même modifiées avec le temps ; car l’Esprit Saint, les ayant inspirées, ne peut se contredire ni se désavouer. La continuité également représente un trait caractéristique de la vie de l’Église et de sa tradition vivante. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les décisions théologiques des sept conciles œcuméniques.

Ainsi, nous devons reconnaître que l’infaillibilité des conciles concerne tout particulièrement leurs décisions dogmatiques (…). Telle devrait être l’attitude orthodoxe authentique face à la question de l’autorité des conciles œcuméniques, fidélité à leurs décisions quant à leur esprit et leur contenu dogmatique.»

Archevêque Basile Krivochéine.

Exposé présenté à la sous-commission « Autorité des conciles œcuméniques » du dialogue théologique orthodoxe-anglican à Rymnic-Vylciu (Roumanie) en 1974 et publié dans le Messager de l’exarchat du patriarche russe en Europe occidentale, n° 85-88 (1974), p. 63-70.

On pourra lire également : Mgr KALLISTOS (WARE), L’Orthodoxie, L’Église des sept conciles, Paris, Éd. du Cerf, coll. « Le Sel de la Terre », 2002.

Le Christ, en tant que chef de l’Église qui est son corps, demeure toujours avec elle par son Esprit Saint qu’il a envoyé de son Père aux apôtres. Les conciles sont l’expression suprême et la plus pleine de l’Église une, sainte, catholique et apostolique, que le Christ a « aimée », « sanctifiée », « pour se préparer une Église resplendissante, sans tache ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et immaculée » (Ep 5, 25-27). (Archevêque Basile Krivochéine).

Les conciles œcuméniques sont l'autorité de la Foi chrétienne

Rédigé par Restauration Universelle

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